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lundi 10 octobre 2011

Chez Apple, un fan apporte ses vieux Macintosh en hommage à Steve Jobs


Devant l'Apple store de Washington, un fan inconditionnel de la marque à la pomme dépose jeudi matin trois vieux Macintosh au milieu d'une dizaine de bougies, d'iPod et de bouquets de fleurs: "C'est un hommage à Steve Jobs sans qui je n'aurais jamais été ingénieur".
Dans le quartier cossu de Georgetown, à Washington, Clarence Labor, pantalon de costume sombre et chemise bleu ciel, gare son gros tout-terrain noir aux vitres teintées devant la façade tout en verre du magasin blanc d'Apple. Il en extrait trois vieux Macintosh qu'il pose devant l'entrée.
"Je voulais rendre hommage à Steve Jobs. S'il y a bien une personne dans l'univers grâce à qui je suis devenu ingénieur, c'est lui", explique Clarence, ingénieur chez Intel.
"C'est un privilège d'avoir vécu à la même époque que lui. Nous pourrons dire à nos enfants et à nos petits enfants que nous l'avons connu", s'émeut ce "fan" qui compare le co-fondateur d'Apple Steve Jobs, décédé mercredi, à Thomas Edison, le fondateur américain de Géneral Electric, connu pour avoir démocratisé l'ampoule.
Sur cette stèle improvisée, il y a une pomme, trois bouquets de fleurs, deux lettres, une dizaine de bougies et les trois machines "vintage" à la couleur crème caractéristique des ordinateurs Apple des années 1980.

Chez Apple, un fan apporte ses vieux Macintosh en hommage à Steve JobsLoués pour leur facilité d'utilisation, connus pour avoir popularisé l'usage de la souris et l'interface graphique qui caractérise toujours aujourd'hui tous les "bureaux" des ordinateurs, les Macintosh ont été lancés en 1984. Les trois spécimens portent le logo à la pomme croquée aux couleurs arc-en-ciel qu'arboraient les Apple dans les années 1980 et 1990.
"Ces Mac sont mes premiers ordinateurs. Je les ai achetés en 1985 dans un Macstore de Californie alors que je venais de finir mes études. Et si je les ai gardés jusqu'à maintenant, c'est qu'ils n'étaient pas obsolètes", souligne Clarence Labor qui est très fier d'annoncer qu'il a croisé Steve Jobs à la fin des années 1980 à une conférence Intel.
"A l'époque c'était juste le PDG d'une boîte, pas le gourou qu'on connaît maintenant", dit le grand homme tout en muscle.
Pendant qu'il parle, un jeune homme vient déposer un iPod argenté sur lequel il a écrit en noir "Thank You, RIP", "Merci, repose en paix". Un de ses copains dépose lui une souris blanche Apple sur laquelle il a écrit "merci" au feutre.
A côté de ces appareils, d'autres fans ont laissé des lettres avec des bouquets de fleurs. "Merci d'avoir rendu ma vie meilleure. Tu vas me manquer Jobs", est-il écrit sur l'une des lettres.
Sur une autre, "Alex Smith", a écrit: "Steve Jobs était comme de l'or pur (...) qui brillait très fort. Ton esprit inventif va continuer à vivre avec nous grace aux iPod, iPhone, iPad et tous les autres produits Apple".

Un blogueur imagine le destin d'un Steve Jobs napolitain

Un blogueur italien, repris par les médias et les réseaux sociaux, a imaginé sur son site le destin qu'aurait eu Steve Jobs, le fondateur d'Apple, si celui-ci était né en Campanie (région de Naples), et arrive à la conclusion que l'entreprise n'aurait jamais vu le jour.
"Imaginons que Steve Jobs soit né dans la province de Naples", écrit Antonio Menna sur son site. "Il s'appelle Stefano Lavori (Stéphane Travaux, traduction littérale italienne de Steve Jobs, ndlr). Il ne va pas à l'université, c'est un geek (un fou de l'informatique, ndlr)", poursuit Menna.
Le récit du blogueur d'origine napolitaine, qui a beaucoup circulé sur Facebook, relate les péripéties de deux jeunes Napolitains souhaitant créer un ordinateur révolutionnaire.
Les deux amis sont confrontés à divers problèmes administratifs, bureaucratiques, sans parler des soucis d'argent et des assurances. Comme Jobs, le fondateur d'Apple, ils choisissent un garage comme siège de leur entreprise.
Après quelques hauts et beaucoup de bas, les informaticiens en herbe reçoivent la visite de la Camorra, la mafia napolitaine, qui les contraint à verser une partie de l'argent gagné. Résignés, ils s'exécutent. Le père de Stefano Lavori, qui possède le garage et l'avait prêté à son fils, le reprend, et choisit d'y mettre des voitures, "parce que c'est mieux comme ça".
"J'ai eu 130.000 visites en un jour et demi", a raconté le journaliste au site du journal Corriere della Sera, premier tirage de la péninsule. "D'habitude, mon blog ne reçoit que 100 à 150 visites par article".
395 commentaires sont visibles à la suite de l'article. Tous ou presque disent la même chose: s'il avait été Italien (et pas seulement Napolitain), Steve Jobs n'aurait pas pu créer son entreprise.